Accompagner l’évolution agroécologique

Accompagner les agriculteurs

La FDC51 met son expertise au service de l’agroécologie. Elle s’inscrit dans les programmes en faveur de la plantation de haie. Elle propose un accompagnement personnalisé à chaque porteur de projet. Elle propose des ateliers de formation et de sensibilisation à la biodiversité.

Plusieurs dispositifs de financements

Graine qui vole, couvert qui décolle !

Tel pourrait être le slogan de l’opération « Sem’au vol » que lance la FDC51 pour cette année 2026.
Objectif : 300 ha de couverts semés à la volée avant moisson, avec le matériel de la ferme.
Pourquoi ? Pour un couvert semé au plus près de la moisson, capable d’abriter les oiseaux au cœur de l’été (en plus des chaumes conservés) et jusqu’à la fin de l’automne.
Comment ? La FDC51 finance 40 % du coût des graines et s’associe aux coopératives Vivescia et Cérésia pour l’approvisionnement en semences.
Conditions : offre ouverte sur la Champagne crayeuse marnaise, limitée à 5 ha par agriculteur, premiers arrivés, premiers servis…

À découvert dans les couverts !

10 parcelles suivies

Le suivi réalisé en 2025 par le service technique de la FDC51 consistait à comparer l’intérêt pour la faune des couverts d’interculture Agrifaune (mélange de 8 espèces semé au plus près de la moisson, en conservant les chaumes), par rapport à un couvert témoin (généralement moins diversifié et semé plus tard). Ce suivi s’est concentré sur 10 placettes d’environ 2 ha, avec 4 passages au drone équipé d’une caméra thermique réalisés entre fin août et fin novembre. Ces prospections matinales représentent ainsi 7 h 40 de vol pour 75 ha survolés.

« Les couverts d’interculture précoces et diversifiés sont prisés par la faune ! »
Le dire : c’est bien. Le montrer : c’est mieux !
Rétrospective des rencontres faites, par drone interposé, dans les couverts.

Un havre de paix pour les chevreuils

Bien plus petits, les oiseaux sont moins facilement détectables, et ce d’autant plus que la température extérieure est élevée (> 13 °C) et que la couverture nuageuse est faible. Une quinzaine d’oiseaux a néanmoins été observée, en grande majorité dans les couverts Agrifaune (13/16).
Il s’agissait de quelques perdrix, faisans, et surtout de petits passereaux, probablement en halte migratoire et profitant de la ressource en insectes et en graines (sarrasin) pour recharger les batteries.
D’autres FDC ayant mis en place le même suivi au drone (Vienne, Aude…) ont noté la présence de cailles des blés et de différents passereaux.

Et les lièvres

Les lièvres (8) ont été observés dans les 2 types de parcelles.

Des oiseaux plus difficiles à détecter mais présents

Bien plus petits, les oiseaux sont moins facilement détectables, et ce d’autant plus que la température extérieure est élevée (> 13 °C) et que la couverture nuageuse est faible.
Une quinzaine d’oiseaux a néanmoins été observée, en grande majorité dans les couverts Agrifaune (13/16).
Il s’agissait de quelques perdrix, faisans, et surtout de petits passereaux, probablement en halte migratoire et profitant de la ressource en insectes et en graines (sarrasin) pour recharger les batteries.
D’autres FDC ayant mis en place le même suivi au drone (Vienne, Aude…) ont noté la présence de cailles des blés et de différents passereaux.

Ce suivi permet de mettre en lumière les fonctions de refuge et de garde-manger qu’assurent des couverts d’interculture précoces et diversifiés. En 2026, la FDC51 propose aux agriculteurs de mettre leur pierre à l’édifice de la biodiversité en participant à l’opération « Sem’au vol ».

La Haie et l’îlot arbustif

La Haie et l’îlot arbustif

La FDC51 est animatrice de plusieurs dispositifs de financements d’infrastructures agroécologiques. Elle accompagne les agriculteurs porteurs de projet avec le dispositif adapté et s’attache à la bonne gestion des haies en proposant formations et diagnostics.

 

Plantation

La FDC51 propose des projets « clé en main » ! Elle apporte au porteur de projet les conseils techniques qui lui permettront de façonner son projet de plantation en fonction de ses objectifs (biodiversité, maintien des sols, paysage…). 
Elle l’accompagne également dans le montage du dossier de demande de financement.

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Témoignage de Didier Lambin,

Agriculteur à Coupéville

Didier et son fils Frédéric cultivent en agriculture biologique sur 300 hectares à Coupéville. Soucieux de valoriser leurs pratiques et de protéger leur patrimoine, ils ont décidé d’implanter des haies. En 2000, dans le cadre des Contrats Territoriaux Environnementaux, Didier et son épouse Brigitte plantent les 700 premiers mètres de haie. Après une phase d’observation et grâce à diverses subventions, ils poursuivent l’aménagement du territoire en recréant des corridors écologiques pour favoriser la faune.


Dans le cadre de la réforme de la PAC 2023-2027, 1,72 ha de jachères ont été aménagés, dont 0,5 ha de couvert fleuri, en collaboration avec la Fédération des chasseurs de la Marne. Ce projet allie exigences agricoles et préservation de la biodiversité en protégeant les cours d’eau, en soutenant la faune et la flore locales et en offrant de nouvelles opportunités aux apiculteurs. En complément, deux parcelles de miscanthus ont été plantées, une culture pérenne qui favorise la séquestration du carbone et sert de refuge à certaines espèces. Ces aménagements participent aussi à la gestion des Zones non traitées (ZNT), protégeant ainsi le ruisseau Marsenet. Grâce à ces initiatives, la biodiversité bénéficie d’habitats propices, limitant l’usage de traitements chimiques et renforçant l’équilibre entre agriculture et environnement.
Didier Lambin
Agriculteur

En image

Vidéos

Des haies pour
les oiseaux

Agribiodiv'Est : des haies
pour la Biodiversité

Quels aménagements pour favoriser la biodiversité ?

Entretien des haies

Consciente que la gestion durable des haies est indispensable à leur bonne fonctionnalité écologique (accueil de la biodiversité, corridor écologique…), la FDC51 propose des ateliers pour bien gérer sa jeune haie.
Elle est également formée à l’utilisation de l’outil Plan de Gestion Durable des Haies (PGDH).

Le semis pérenne

La FDC51 anime des projets de création, restauration de bords de champs, pieds de haies et couverts fleuris. Ces aménagements sont complémentaires aux infrastructures ligneuses. Un accompagnement financier peut être proposé pour prendre en charge le semis de ces infrastructures.

schema-semis-perenne

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Témoignage de Ludovic Godart,

Agriculteur à Bussy-le-Château

Agriculteur en grandes cultures à Bus- sy-le-Château, je pratique une agriculture raisonnée. Dans le cadre de la réforme de la PAC 2023/2027, j’ai décidé de prendre une initiative proactive en aménageant 1,72 ha de jachères, dont 0,5 ha de couvert fleuri en collaboration avec la Fédération des chasseurs de la Marne. Cette démarche s’inscrit dans une volon- té de diversifier mes pratiques agricoles tout en soutenant la biodiversité et en contribuant à un équilibre durable entre l’agriculture, l’environnement et la faune sauvage...

Dans le cadre de la réforme de la PAC 2023-2027, 1,72 ha de jachères ont été aménagés, dont 0,5 ha de couvert fleuri, en collaboration avec la Fédération des chasseurs de la Marne. Ce projet allie exigences agricoles et préservation de la biodiversité en protégeant les cours d’eau, en soutenant la faune et la flore locales et en offrant de nouvelles opportunités aux apiculteurs. En complément, deux parcelles de miscanthus ont été plantées, une culture pérenne qui favorise la séquestration du carbone et sert de refuge à certaines espèces. Ces aménagements participent aussi à la gestion des Zones non traitées (ZNT), protégeant ainsi le ruisseau Marsenet. Grâce à ces initiatives, la biodiversité bénéficie d’habitats propices, limitant l’usage de traitements chimiques et renforçant l’équilibre entre agriculture et environnement
Ludovic Godart
Agriculteur

En image

Vidéos

Bandes fleuries & Services rendus par la biodiversité en systèmes de grandes cultures

Les bordures
de champs des ressources
insoupçonnées

Les bordures de champs des ressources insoupçonnées

Quels aménagements
pour favoriser
la biodiversité ?

Le semis annuel

Source d’insectes et de graines, le couvert faunistique constitue un espace nourricier favorable à l’alimentation des oiseaux, particulièrement en été. En place tout l’hiver, il assure également une fonction d’abri.

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La culture faunistique

Le Sorgho et le Millet sont des cultures particulièrement adaptées pour favoriser la biodiversité en milieu agricole. Riches en graines, elles constituent une précieuse source de nourriture pour de nombreuses espèces de la petite faune de plaine, notamment les oiseaux granivores comme les perdrix et les bruants, ainsi que certains petits mammifères.
En plus de leur intérêt alimentaire, ces cultures offrent des abris efficaces contre les prédateurs et les intempéries, créant ainsi des habitats temporaires propices à la reproduction et à l’hivernage de la faune. Elles doivent être implantées chaque année sous forme de bandes en bordure de parcelles agricoles ou de microparcelles disséminées dans le paysage afin d’optimiser leur impact écologique.


Leur gestion raisonnée, en intégrant des périodes de fauchage adaptées et une diversification des espèces végétales, permet d’assurer une ressource durable tout en s’intégrant aux pratiques agricoles. En favorisant ces couverts faunistiques, les agriculteurs participent activement à la préservation de la biodiversité et à l’équilibre des écosystèmes de plaine.

schema-plantation

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Le miscanthus en bande ou en plot

Le miscanthus est une plante pérenne offrant de nombreux atouts pour l’aménagement des espaces agricoles. Implanté sous forme de bandes ou de plots, il joue un rôle essentiel en structurant le paysage et en offrant des zones de refuge et de repère pour la faune sauvage, notamment en période de plaine dénudée (fin d’été et hiver). En plot, c’est un véritable coupe-vent naturel, il contribue à la protection des cultures et limite l’érosion des sols. Avec des dimensions standardisées (4 à 8 mètres de large), ces bandes-abris pérennes restent fonctionnelles pendant 20 à 30 ans, garantissant ainsi un aménagement efficace et durable au service de la biodiversité.

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