Venaison, hygiène et valorisation

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Hygiène de la venaison

Les déchets de chasse

Ces dernières années ont vu une augmentation des tableaux de chasse du grand gibier dans notre département. 
Pour certains territoires, la question autour de la gestion des déchets issus de la chasse devient une véritable interrogation.


Quelle réglementation ?

Sont considérés comme « déchets » l’ensemble des résidus issus de la dépouille, de la découpe et de l’éviscération du gibier (toutes espèces confondues) abattu en activité de chasse. 
Attention à ne pas confondre avec les animaux trouvés morts dans la nature (accident routier, prédation…) qui ne sont pas des déchets mais des cadavres.
Le code de l’Environnement précise que toute personne qui génère des déchets de nature à porter atteinte à la santé de l’Homme et à l’environnement est tenue d’en assurer l’élimination.
Le code Rural quant à lui précise « qu’il est interdit de jeter en quelque lieu que ce soit les sous-produits animaux ». 
Toutefois le règlement européen (CE n°1069/2009) précise que les sous-produits animaux issus des gibiers abattus en activité de chasse dérogent à ces obligations d’élimination à condition que « les chasseurs respectent les bonnes pratiques cynégétiques » sans porter préjudice à l’environnement.

Hygiène de la venaison

En pratique

En fonction de la quantité de déchets, plusieurs solutions sont possibles

1. Faible quantité de déchets

Il est « toléré » de laisser sur place ces déchets mais il faut faire preuve de bon sens, en choisissant des endroits non fréquentés par le public et éviter toutes nuisances.
De retour à votre domicile les déchets de découpe peuvent être mis dans les ordures ménagères du foyer. Il faut veiller à ce que les quantités produites ne dépassent pas la quantité produite par un ménage.

2. Grosse quantité de déchets

Il est « toléré » de laisser sur place ces déchets mais il faut faire preuve de bon sens, en choisissant des endroits non fréquentés par le public et éviter toutes nuisances.
De retour à votre domicile les déchets de découpe peuvent être mis dans les ordures ménagères du foyer. Il faut veiller à ce que les quantités produites ne dépassent pas la quantité produite par un ménage.

La fosse d’enfouissement

La création d’une fosse d’enfouissement est possible en respectant quelques notions

  • Avoir l’autorisation du propriétaire,
  • Être sur un terrain dont la pente est inférieure à 7%,
  • Être hors du périmètre de protection des eaux potables (infos en Mairie),
  • Être à plus de 100 m des cours d’eau, plans d’eau ou points de captage domestique,
  • Être à plus de 200 m des habitations,
  • Être à plus de 50 m des chemins de randonnée ou communaux,
  • Être à plus de 50 m des bâtiments d’élevage.

Procédure d’élimination des déchets de venaison dans une fosse d’enfouissement

  • Creuser un trou suffisant pour accueillir vos déchets (généralement 10 m de long par 1,2 m de large avec une profondeur de 1,3 m),
  • Après chaque dépôt, recouvrir de chaux vive avec un mélange de terre (environ ¼ du volume enfoui). 

  • La mise en place d’un grillage de protection autour de l’installation est nécessaire afin d’empêcher tout contact avec la faune sauvage extérieure au dispositif.
FOSSE

Bacs d’équarrissage

Des bacs d’équarrissage sous contrat peuvent être mis en place de manière commune à l’instar des travaux conduits par le GIC de la Montagne de Reims, de la Traconne et de l’Argonne Centre. 
Ce type de dispositif est un investissement de base, qui nécessite un suivi régulier et un financement. Cependant, il reste le moyen le plus sûr en termes de salubrité publique. Ce fonctionnement nécessite la mise en place de plateforme de stockage et une convention avec les services d’équarrissage.

Valorisation de la venaison

475 chasseurs 
formés et référencés dans la Marne

Un examen initial minutieux indispensable !

Tout chasseur qui met sur le marché des carcasses d’animaux tués à la chasse est responsable de la qualité sanitaire de celles-ci. 
En pratique, la réalisation d’un examen initial des carcasses par un chasseur ayant suivi une formation dispensée par la FDC, est obligatoire dans les cas suivants :


  • remise à un commerce de détail local fournissant directement le consommateur final (boucheries, traiteurs, etc., …)
  • remise à un établissement de traitement du gibier sauvage agréé (type Villette Viandes par exemple)
  • cession dans le cadre d’un repas de chasse ou d’un repas associatif (sous-entendu associant des personnes étrangères au cercle des chasseurs)

Dans les autres cas (remise directe à un consommateur final et autoconsommation), il est toujours recommandé mais pas obligatoire.

Cet examen initial consiste à observer minutieusement le corps et les viscères de l’animal qui vient d’être chassé et éviscéré afin d’écarter de la consommation les carcasses pouvant présenter un risque sanitaire pour le consommateur. 
Il peut être induit par une pathologie, de mauvaises pratiques d’hygiène (rupture de la chaine du froid par exemple) ou une mauvaise balle. 
Dans ce dernier cas, toute balle de panse ou d’estomac doit obligatoirement conduire le chasseur à écarter la carcasse de la mise sur le marché.

Les bonnes pratiques d'hygiène

Valables toute la saison

  • Éviscérer très rapidement après la mort (moins de 3 heures),
  • Ne pas laver le gibier à grande eau après l’éviscération,
  • Mettre au froid la carcasse le plus rapidement possible,
  • Pendre la carcasse bien fendue et ouverte, ne pas la stocker au sol dans la chambre froide ou pire sur la dalle du rendez-vous de chasse,
  • Ne pas enfermer le gibier dans des sacs plastiques étanches et fermés : garder les contenants ouverts jusqu’à la mise au froid.

Les chasseurs formés à l’examen initial et disposant d’une attestation de formation se procurent les fiches d’accompagnement du gibier sauvage auprès de la FDC afin d’y reporter leurs constatations. 
Ces fiches doivent accompagner les carcasses jusqu’à leur destination finale, afin d’assurer une parfaite traçabilité. Elles doivent être consciencieusement complétée.